« Au cœur du Classico Mineiro »
« Fantastico » est le qualificatif le plus approprié pour décrire ce Classico Cruzeiro – Atlético. Ce 10e Classico Mineiro a bel et bien tenu toutes ses promesses.
de notre envoyé spécial, Aurélien Capella


Tout commence 3 heures avant le coup d’envoi. Sous une forte chaleur (33°C), des milliers de fans des deux équipes sont déjà présents. Séparés par un important dispositif de sécurité le stade Mineirão laisse apparaître deux vagues de couleurs : noire (couleur de l’Atlético) et bleue (couleur de Cruzeiro).
Les portes du stade sont encore fermées mais la ferveur, la passion autour de ce match se fait sentir. Les supporters se lancent des regards narquois, entonnent des chants provocateurs (accompagnés de gestes explicites), allument fumigènes et pétards... Le match est lancé. C’est à qui fera le plus de bruit, à qui prendra l’ascendant psychologique. A ce jeu, les supporters de l’Atlético l’emportent d’un rien.
2 heures avant le match, l’accès aux tribunes est autorisé. Les supporters prennent place, installent leur « tifo ». En l’espace de quelques minutes une ambiance extraordinaire se met en place. La seconde manche de l’affrontement des supporters commence et cette fois – ci les fans de Cruzeiro se font le plus entendre.
Le stade se remplit de plus en plus, l’ambiance devient électrique. Les hymnes des deux équipes sont chantées. Le vieux stade du Mineirão tremble, entre en ébullition.

Le dispositif de sécurité se resserre, se fait de plus en plus visible. Plusieurs rangs vides séparent les groupes de supporters, de nombreux policiers armés se tiennent à l’affut du moindre débordement, un hélicoptère survole le stade.
Le public est en transe, plus de 50 000 spectateurs sont « chauffés à blanc » par les mascottes des équipes. A l’entrée des joueurs de Cruzeiro, pour l’échauffement, un mélange d’acclamation et de bronca émane des tribunes.

Les mots me manquent pour décrire cette ambiance incroyable. Le Brésil est bel et bien le pays du football. Profitant de l’échauffement des joueurs de Cruzeiro, j’ai l’honneur de visiter leurs vestiaires. Un détail me frappe, la présence d’une chapelle à proximité des vestiaires. Dans ce pays très croyant, ce lieu est nécessaire aux joueurs qui viennent s’y recueillir avant le match.


A quelques minutes du match un immense feu d’artifice est organisé, suivi d’un lâché de ballons. Le stade bouillonne. Je n’ai jamais vu une pareille ambiance.
Au coup d’envoi tout le stade se lève et c’est debout sur leurs siège que les supporters exhortent leurs équipes.

Demain : le match