" Le bowling est un sport ! "

Publié le par recueilli par jjn

22 500 licenciés, 45 comités départementaux pour 26 Ligues avec un budget de 1.6 M€ (source : Centre National d'Appui et de Ressources du Sport) : le bowling est un sport à l'état embryonnaire en France. A titre de comparaison, une fédération comme le tennis compte près de 9000 clubs, 36 ligues pour 1 million de licenciés.

La Fédération Française de Bowling et de Sport de Quilles a mis en oeuvre plusieurs plans pour développer sa pratique et structurer un véritable réseau autour de ce sport, finalement assez méconnu du grand public. Si la Fédération se concentre sur l'amélioration de sa communication, saviez-vous qu'au cours de ces 3 dernières années cette dernière a tenté de structurer le secteur "développement" en créant une commission spéciale ?

Ce dossier d'une semaine vous présentera ce sport sous toutes ses facettes, qu'elles soient connues ou non, afin de vous familiariser avec une pratique que tout le monde a déjà testé au moins une fois dans sa vie. Nous nous appuierons sur l'expertise d'Anne-Sophie, ex-internationale junior, qui a eu la gentillesse de nous éclairer sur le sujet. Début de partie.

- > Entretien avec Anne-Sophie Lechevalier, ex-pensionnaire de l'Espace France jeunes.

Tout d’abord, que réponds-tu aux personnes qui argumentent que le bowling n’est pas un sport ?

 

- Anne-Sophie Lechevalier : Au premier abord, je ne serais pas étonnée puisque c’est l’avis d’une grande majorité de personnes ; ces personnes qui pratiquent le bowling en loisir le samedi soir avec une boule dans une main et un verre dans l’autre, et qui n’ont jamais eu l’occasion de voir des compétitions, de connaître des joueurs licenciés ou tout simplement qui n’ont jamais pensé que le bowling pouvait être un sport…

 

Ensuite, par rapport à ceux qui argumentent que le bowling n’est pas un sport, j’aimerai aussi connaître leurs arguments pour mieux répondre. J’aimerai aussi connaître leur définition du mot « sport ». Personnellement je perçois le sport comme une activité physique pratiquée individuellement ou collectivement, avec un but de compétition, loisir ou hygiène de vie. A ce titre je confirmerai que le bowling en est un (ou peut en être un).

En effet, le bowling est un sport qui développe des qualités d’endurance (les compétitions se déroulent sur une demi-journée, une journée, un week-end, voire une semaine à haut niveau !), de précision (répétition d’un même geste « idéal »), de concentration (sur soi-même, sur notre jeu, par rapport aux adversaires, au public, etc.), d’analyse et d’adaptation (changement du milieu : l’huile n’est pas figée sur la piste, elle glisse en fonction des jeux des autres joueurs, de la température, et cela influe sur la réaction de notre boule sur la piste).

Certains diront que l’on a besoin de « force » (sachant que pour jouer en compétition, une boule pèse minimum 6 kg pour les femmes, et 7 kg pour les hommes en moyenne), mais je dirais qu’une bonne condition physique est importante (surtout en haut niveau), car le rythme est plus soutenu et les attentes plus importantes.


Les sollicitations physiques sont telles que « l’approche » se fait sur une flexion progressive et l’arrivée en équilibre sur une jambe principalement. Il faut être tonique au niveau du haut du corps pour accompagner le mouvement du balancier de la boule et le lâcher. Parallèlement à cela, il faut être (comme dans beaucoup d’activités sportives) « gainé », pour lier correctement et de façon équilibrée le haut et le bas du corps, et avoir une approche fluide et dynamique.


Demain : l'Equipe de France

Publicité

Publié dans Le dossier

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article