Londres 2012 : les JO bienvenus chez les ch'tis
Et si Londres avait hérité d'un cadeau empoisonné ? Et si la France tenait sa revanche dans la perspective des futurs Jeux Olympiques ?
Les Jeux Olympiques de 2012 à Londres ne rivaliseront pas dans la profusion et les projets les plus fous, comme ce fut le cas à Pékin. Ces Jeux là n'auront rien à voir. Ils nous ferons rentrer dans une nouvelle ère, celle de la raison. Celle de la baisse des ambitions. Celle de la recherche (désespérée ?) de fonds.
Le Comité d'Organisation londonien n'a pour l'instant qu'une seule obsession : le budget. Maîtriser les coûts, réduire des animations voire annuler des projets, telles sont les interrogations du moment. Le tout en restant le plus crédible possible, organisation du plus grand événement sportif planétaire oblige.
L'équation paraît complexe. En tête du problème, l'utilisation des stades. Outre-Manche, on parle de réutiliser de vieilles infrastructures. Les coupes dans les budgets portent aussi sur les logements. La crise de ce secteur en Angleterre n'annonce rien de bon pour l'accueil des athlètes. Le village Olympique cristallise toutes les attentions. Estimé à 1,3 milliards d'€ (selon la chaîne France 24), il pose problème avec la conjoncture actuelle. Son financement par des fonds privés paraît compromis. De mauvais augure pour le gouvernement britannique.
Une aubaine pour la France qui deviendrait la base arrière des Jeux à travers sa région Nord-Pas-de-Calais. La région s'y penche très sérieusement depuis plusieurs mois pour accueillir plusieurs délégations désireuses de se préparer au calme et à des prix plus abordables que la très chère capitale anglaise. Une délégation nordiste s'est même rendue à Pékin lors des J.O 2008 pour tisser un réseau avec les différents acteurs du monde du sport. Installations sportives labellisées, base de préparation pour les stages pré-Olympique, proximité géographique, décalage horaire favorable : la France tient sa revanche pour les J.O. L'impact économique et touristique pourrait au final bénéficier au Nord-Pas-de-Calais.