Chronique d'un congé de fin de semaine
Et voilà que se pose à nouveau la désormais très présente question de la mobilité géographique. Le trophée des champions 2009 sera historique. Le 26 juillet 2009 à 21h, heure française, se disputera le Trophée des champions. Rien de très exceptionnel jusque là puisqu'il se dispute chaque année en tout début de saison entre le champion de France de football en titre et le vainqueur de la Coupe de France. A la seule différence que ce match aura lieu cette année au ... Canada. A Montréal (15h) plus précisemment a annoncé mardi la Ligue de Football Professionnel. Ce sont les Guingampais qui vont être contents !
Si le concept d'exportation est à la mode (le hand aux USA, les matches délocalisés en rugby et en foot avec le LOSC), c'est la première fois que cette compétition se jouera en dehors du territoire français.
Revient la question récurrente de la place du territoire. Faut-il interdire ces délocalisations par respect des supporters locaux ou d'une certaine tradition ? Comment alors maximiser les profits ? On ne juge pas, on pose seulement des questions clés. Ce choix de la Ligue vise clairement une opportunité économique. Conquête de nouveaux marchés, promotion du foot français en Amérique du Nord, droits TV à l'étranger : les raisons sont bien identifiées. Montréal est de plus une agglomération francophone conséquente (plus de 4 millions d'habitants).
Des raisons loin d'être acceptées par tous. Respect des supporters et recettes guichet reviennent sur le tapis. Alors le compromis semble tout trouvé. Exporter des compétitions secondaires, véritable produit d'appel, pour vendre le feuilleton de la Ligue 1. Mais les français ne sont pas les premiers. Les anglais tirent souvent les premiers. Rappelez-vous le débat sur la journée de Premier League en début d'année 2011. Elle était envisagée à travers tous les continents lors d'un international round (Hong-Kong, New-York,Dubaï, Jo'Burg). Des fortes places économiques... Un projet (réaliste ? Irréaliste ?) qui avait fait parler.
Une chose est sûre : la délocalisation de ces matches dans d'autres contrées sera toujours source de palabres.