Ukraine : stop ou encore ?

Publié le par jjn

L'Ukraine sera t-elle dans les temps pour accueillir l'Euro 2012 de football alors qu'elle est co-organisatrice de l'événement avec la Pologne ? Un véritable challenge organisationnel se présente à elle.

"Chiro vitayou !". Les Ukrainiens espèrent de tout coeur prononcer cette phrase de bienvenue dans 3 ans. Les infrastructures seront-elles prêtes ? L'Ukraine pourra t-elle co-organiser l'Euro 2012 ? Autant de questions aussi simples que précises qui ne trouvent pas de réponse limpides. La faute aux retards pris dans les travaux, notamment aux niveaux des stades devant héberger les rencontres de l'Euro 2012. Le tout est en ... chantier.

Il est vrai qu'avec la crise économique, le pays n'est pas en position de force. C'est un euphémisme de dire que l'ancienne république soviétique est l'une des nations les plus durement touchée par le phénomène. Baisse du PIB, effondrement de la production, inflation la plus élevée d'Europe n'incitent pas à l'optimisme. Le prêt du Fond Monétaire International (FMI) à hauteur de 12,5 milliards de $ peut sauver les apparences. Une première tranche a été versée. Pas la 2e. Le coût des travaux de l'Euro reste à l'heure d'aujourd'hui encore indéterminé.

Le football est très populaire en Ukraine. Shevchenko, Rebrov, Blokhine contribuèrent à écrire la légende du football ukrainien. Ce football qui dispute à la natation et au patinage artistique les faveurs du public local. Modernisation du pays, coup de projecteur, tourisme : les enjeux sont importants et les journalistes pourront enjoliver sur ce carrefour d'histoire et de culture.

Des raisons d'espérer ? Les antécédents d'abord. Il n'y a que se souvenir de l'exemple grec pour les J.O 2004. Athènes n'avait cessé d'accumuler les retards dans la construction des infrastructures. Le gouvernenement en était même arrivé à autoriser le travail de nuit sur les chantiers pour finir à temps. Parce que l'événement est d'importance ensuite. Symbolique, enthousiasme du pays, ouverture, rapprochement politique : les enjeux sont sérieux. Il n'y a qu'à consulter les paroles de l'hymne ukrainien enfin pour avoir un 1er élement de réponse. L'hymne national s'intitule en effet Chtche ne Vmerla Ukraïna.Traduction littérale : L'Ukraine n'est pas encore morte.

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E
Une ou deux précisions à apporter à cet article. Premièrement, ce n'est pas tellement l'avancement des stades qui posent problème à l'UEFA, ce sont plutôt les infrastructures connexes à l'évènement (routes, hôtel, moyens d'encadrement).<br /> <br /> Par ailleurs, l'Ukraine est en avance sur la Pologne dans bien d'autres domaines liés à l'avancement des travaux, notemment tout ce qui tourne autour de l'évènementiel.<br /> <br /> Deuxièmement, la crise en Ukraine est la même que partout ailleurs et n'est sûrement pas pire qu'en Espagne ou en Angleterre qui pourtant seraient tout à fait prêts à organiser un Euro. En plus, il y'a beaucoup de gens qui s'enrichissent en Ukraine actuellement.<br /> <br /> Disons simplement que les inégalités sociales se creusent, mais il me semble bien que ce soit le cas chez nous aussi. <br /> <br /> En tout cas, ce n'est pas ça qui pose problème, car le gouvernement a les moyens financiers pour préparer le futur Euro, le problème c'est plutôt le retard au départ (en terme de capacités d'accueil) qui est tellement immense qu'il ne peut être comblé aussi vite.<br /> <br /> Juste une dernière petite chose, en sachant que ce n'est pas volontaire: Les "sh" "y" et "ch" qui composent les mots ukrainiens du texte sont des transcriptions phonétiques anglaises. En français, il faut écrire "ch", "ï" et "tch" pour les traduire correctement.<br /> Ainsi, "Shevchenko" n'est que la forme anglaise du français "Chevtchenko".
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A
l'Ukraine y arrivera, j'en suis sûr!
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