Chronique d'un congé de fin de semaine

Publié le par jjn

S.O.S(ponsors). A la recherche du sponsor perdu. Non il ne s'agit pas du titre d'un film de série B mais bien de faits réels. Après des clubs de foot comme West Ham en Angleterre, c'est au tour du perchiste Romain Mesnil de chercher un sponsor. Lors du meeting de Bercy, nous avions pu voir en direct le point d'interrogation qui ornait son maillot. Pari avec des amis ? Message personnel ? Recherche de partenaires plutôt ! Un geste qu'il explique plus en détail sur son blog. "Oui ! en tant que sportif, je suis un homme sandwich... mais sans affichage, j'ai rencontré la crise, elle m'a attrapé par la peau du cou et m'a pris mon sponsor principal. La question pourrait donc être : Est-ce que ce “point d'interrogation” sera remplacé cette année ? Suis-je trop vieux pour attirer des grands sponsors ? Pas assez performant ? Ma discipline ne plaît pas ? D'un point de vue sportif : Vais-je pouvoir franchir 6 m dans ma carrière ? Serais-je capable d'être champion du Monde ou d'Europe ? Les questions étant posées, je ne vais pas chercher à y répondre, mais prendre mes perches pour aller sauter le plus haut possible... ».

La perche est tendue et nous la saisissons pour livrer en vrac quelques sponsors perdus dans des domaines variés. ING avec 65 millions d'€ par an (l'institution financière internationale) et RBS avec 32 millions d'€ par an (la Royal Bank of Scotland) mettront fin à leur partenariat avec la F1 au crépuscule 2009. Côté rugby anglais, le club londonien des Wasps vient de perdre son sponsor maillot (une marque de cidre) qui finance dans le même temps la Ligue celtique de rugby. AIG (l'assureur américain) va stopper sa collaboration avec Manchester United, le célèbre club de football anglais. En Espagne, le FC Valence voit la suspension de son nouveau stade. Sans parler des JO de Londres 2012... Paradoxe ou tout simplement stratégie plus ciblée : le même RBS va continuer à sponsoriser activement le rugby et le tournoi des VI Nations, dont il est le partenaire titre. Le sport à l'épreuve de la crise ? Oui et plusieurs fois oui. Le sponsoring sportif a encore de beaux jours devant lui mais il va évoluer. Plus ciblé, étudié, cohérent, le marché va t-il devenir moins saturé ?

Le blog de Romain Mesnil

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