Le phénomène Trakus

Publié le par jjn

Suite du dossier cheval avec l'innovation Trakus, qui a vu le jour cet été sur l'hippodrome de Deauville lors du meeting d'été. Où une piste technologique qui ouvre beaucoup d'horizons.
Le meeting d’été de Deauville 2008 restera dans l'histoire. Le sport français a en effet assisté à une première européenne le 2 août 2008 sur l’hippodrome de Deauville-La Touques. L'outil est hautement technologique. Testé aux Etats-Unis et au Canada, voilà que la technologie a été utilisée en France dans les courses hippiques. Avant d'envahir le Tour de France ?

Baptisé « Trakus », du nom de la société qui a développé le système, ce procédé d’information numérique utilise les nouvelles technologies de communication sans fil pour capter des balises insérées dans les tapis de selle des chevaux. Chaque balise, implantée dans un boîtier de la taille d’une carte de crédit, pèse 86 grammes.

Ce système de géo localisation a pour but de simplifier la lisibilité de la course.
La course virtuelle est générée par des images numériques en temps réel et sous tous les angles. Les carrés de couleurs ou chicklets symbolisent les partants tout en se déplaçant en phase avec les chevaux. Les transpondeurs placés dans le tapis de selle sont localisés par des antennes, disposés tout autour de la piste, qui transmettent immédiatement l’information à la régie de l’hippodrome via un réseau de fibres optiques.

Technique. Soit. Mais f
ini les difficultés à situer son cheval dans le peloton des chevaux partants : le néophyte pourra désormais mieux lire la course. Des carrés colorés avec le numéro de dossard permettent au spectateur d’identifier son cheval au sein du peloton.

L’enjeu est simple : attirer les spectateurs et les parieurs grâce à ce système de haute technologie qui clarifie la course et la rend plus lisible. Trakus marque une nouvelle étape dans l’histoire des nouvelles technologies sportives. En effet, cette innovation technologique peut ouvrir de nouvelles perspectives et la porte à un nouveau type de paris sur des supports nouveaux et innovants. On pense à un nouveau type de courses virtuelles par exemple.  

Pédagogique, de qualité, aussi confortable que performant, il permet aux non-initiés d’appréhender les courses de manière ludique. En temps normal, suivre une course en direct ou devant sa télévision relève d’une concentration des plus soutenue. Le nombre de partants (parfois jusqu’à 20 partants) n’arrange pas les choses lors des sprints massifs où chaque cheval se tient en quelque mètres voire centimètres. Un peu comme en cyclisme dans un peloton. Le spectacle est dès lors difficilement décelable à l’œil nu, surtout pour un profane. 

Le spectateur ou téléspectateur peut ainsi visualiser son cheval sur l’écran géant de l’hippodrome, sur un écran de télévision, sur son téléphone portable ou en circuit fermé sur l’hippodrome. Où la magie des canaux de communication...

Mais cette innovation a un coût. Retour au réel. Le budget d’installation par hippodrome est supérieur à 400 000€ (sources France Galop). A cela s’ajoute un budget de fonctionnement annuel qui s’élève à environ 100 000€ par an. Pour installer Trakus, l’hippodrome de Deauville a dû réaliser des travaux conséquents en creusant des kilomètres de tranchées, installant des câbles et des mâts autour de la piste. A ce prix, il est nécessaire de faire un bilan sur le rapport qualité-prix. De quoi en rebuter plus d'un. Mais une question nous démange : ce système s'imposera t-il en France dans les événements sportifs ? Ou n'est-ce qu'un essai novateurs qui restera sans suite ?


Pour en savoir plus, vous pouvez naviguer ici.

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Publié dans Le dossier

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