Le rugby français dans ses petits souliers
Quel est le point commun entre Auch, Montpellier et Montauban ? Eviter une relégation administrative. Résultats plus que moyens, déficits, baisse de salaires : le rugby français traverse une période morose. Et pour ces 3 clubs le couperet est passé tout prêt.
Côté terrain et côté coulisses, les clubs français se font discret. Côté instances dirigeantes, ça risque de sérieusement plancher. Alors qu'un seul de ses clubs (le Stade Toulousain) disputera les 1/4 de finale de la Coupe d'Europe de rugby, la situation est préoccupante pour deux équipes de l'Elite en proient à certaines difficultés.
Nous en avions parlé, les clubs anglais vont y aller modérés. Pour Montauban et Montpellier, c'est dans cet ordre d'idée. Démission, garanties financières, augmentation de capital : les soucis sont multiples. Et que dire du FC Auch, pensionnaire de Pro D2 qui a longtemps cru à sa disparition de l'Elite. L'arrivée d'un généreux sauveur (on parle d'une société de prêt-à-porter) lui donne un grand bol d'air car la direction nationale d'aide de contrôle et de gestion (DNACG) est en effet vigileante.
Montauban serait sauvé par l'arrivée de nouveaux actionnaires providentiels. Montpellier vient de découvrir la vraie situation fiscale qui est la sienne (plus d'un million d'€ de déficit...) alors que l'on parle très sérieusement de salary cap en France comme annoncé précédemment sur ce blog.
Réduire la masse salariale, couper dans les budget, tel pourrait être le futur proche du rugby français.