Sports mécaniques : c'est la crise
Flop 2008

F1
Bilan - Licenciements, restructurations, production à la baisse : le secteur automobile est en crise. La F1, mais aussi les autres sports mécaniques, en font les frais. Et ça amène à des retraits de constructeurs japonnais.
C'est ce que l'on appelle des sorties de piste. Sans mauvais jeu de mot aucun, plusieurs écuries viennent d'être amenées ces dernières semaines à se retirer de la compétition automobile. C'est le cas de l'écurie Honda Racing (http://www.hondaracingf1.com/php/lang_select.php) qui se retire de la Formule 1 au regard de la conjoncture économique.
La crainte d'autres retraits est là et bien plausible. Pour des questions de viabilité de la compétition, la F1 ne peut se permettre le retrait d'autres écuries. Une sérieuse préoccupation à l'heure où les Grands Prix du Canada et de France ont été évincés de la saison 2009 (www.fia.com) pour des questions de coût. L'argent est le nerf de la guerre. Problème : la crise financière réduit les ventes dans le secteur et l'accès au crédit. Dans le même temps, les constructeurs dépensent des millions dans leur programme F1 et rallye. Si bien que Suzuki (environ 2, 745 000 millions de yen de chiffre d'affaires en 2007)(http://www.globalsuzuki.com/), constructeur japonnais d'automobile et de motos, vient d'annoncer la "suspension" de sa participation au Championnat du monde WRC (www.wrc.com). C'est déjà beaucoup et ce n'est pas fini puisque Subaru (300 millions de yen de chiffre d'affaires en 2007) a lui aussi annoncé son retrait du championnat du monde des rallye. La raison ? La crise financière.
L'avenir ne s'inscrit pas en lettres dorées pour les sports automobiles. La Fédération Internationale Automobile, par la voix de son président, a présenté il y a quelque jours un vaste plan d'économie destiné à réduire les coûts de la F1.
La saison 2009 reprendra le 29 mars à Melbourne (Australie). Une question est sur toutes les lèvres : qui prendra le départ ?