Pourquoi le ski fait fuir les diffuseurs

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vancouver2010[1]A l'occasion des ces JO d'hiver 2010 nous découvrons ou redécouvrons les joies des sports d'hiver à la télévision et notamment de ses compétitions de ski alpin, avec sa discipline phare : la descente. L'épreuve reine est pourtant la hantise des diverses diffuseurs. Pourquoi ?

Dire que le ski est le parent pauvre des chaînes sportives n'est pas un euphémisme. La discipline souffre en effet de trop d'aléas pour s'imposer dans le paysage médiatique sportif français. Le but d'une télévision et d'un média en général est de mobiliser le maximum de télespectateurs dans le but de gagner des parts de marché. Le but ? La promotion de la pratique sportive afin de rentrer dans une logique de business à fins économiques. Acquérir les droits d'un sport c'est pour ensuite vendre de la visibilité pour les annonceurs publicitaires à la mi-temps ou entre deux concurrents lors d'une épreuve de ski. L'idée ? Générer le maximum de recettes publicitaires en fidélisant un large public.

Oui mais voilà, le ski déroge à la règle de l'organisation sportive. Un seul mot peut répondre de manière aussi sèche que précise à l'interrogation : report. Si les skieurs ont l'habitude de ce terme, il est le principal frein au développement de la discipline sur les chaînes de télévision de l'Hexagone. Les conditions météos capricieuses obligent bien souvent les organisateurs à changer leurs plans et repousser à une date ultérieure la compétition. Un cauchemar pour les chaînes obligées de chambouler leurs grilles de programmes. Brouillard, tempêtes ou autres pluies sont les alliées du report et les ennemis des diffuseurs. Une incertitude qui n'invite pas les médias à investir et débourser pour retransmettre la discipline. En 1984, lors des JO de Sarajevo, les conditions météos posèrent quelques problèmes. La descente masculine fut reportée à 3 reprises, occasionnant un retard d'une semaine dans la tenue de l'épreuve.

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Publié dans Média

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