A la sauce américaine
Chaque pays a sa composition. Aux Etats-Unis, le système est guidé par la glorieuse incertitude du sport.
Pour tout un pays. Prenez l'Elite du pays, coupez-la en tranches égales pour obtenir une Ligue où les meilleurs sont censés être égaux. Vous obtenez en théorie le sport-spectacle proposé depuis des années par les Etats-Unis. Afin de capter le public, les Ligues américaines proposent une certaine incertitude en ayant pris conscience qu'un club, aussi bon soit-il, a toujours besoins de concurrents à la hauteur. Pour cela, les différentes Ligues du pays ont recours à 2 outils de régulation spécifiques.
La recette est simple. Pour arriver à leur fins (leur faim ?), les américains utilisent des instruments de régulation qui ne seront peut-être bientôt plus spécifiques qu'aux Etats-Unis (voir le post http://marketingsport.over-blog.fr/article-26838873.html ).
Dans les différentes Ligues fermées du pays, le résultat ne conditionne rien. Il n'y pas de descentes, donc pas de menaces sportives. Feu doux donc. Il faut dès lors assurer le show afin de garantir et de promouvoir un "produit" qualitatif. Des instruments de régulation incorporent et aident à garantir une pincée d'équilibre compétitif. Et ce, de 2 manières : par le talent et par l'argent (à savoir une certaine maîtrise de la masse salariale des clubs).
La draft s'inscrit dans une philosophie toute américaine : un club ne doit pas réunir tous les talents. La Ligue se doit d'avoir un brin d'incertitude. Le choix des jeunes joueurs prometteurs issus des championnats Universitaires, étrangers voire des Ligues mineures se fait donc grâce à un classement établi. La valeur sportive de chaque club leur permet de choisir les joueurs dans l'ordre inverse de son classement en championnat. Une farce ? Vous savez, les derniers seront les premiers. C'est donc vrai ! Il faut nuancer le propos. Il existe des litres d'arrangements et de négociations entre clubs (échange de joueurs, échange de tour de draft, etc.).
Le salary cap est le 2e outil permettant de préparer une saison équilibrée. Une négociation entre joueurs et propriétaires permet d'établir un pourcentage de revenus de la Ligue qui doit revenir aux joueurs. En divisant ce montant total global par le nombre d'équipes de la Ligue, vous obtenez le montant budgétaire maximum que chaque club a le droit de consacrer à sa masse salariale. C'est sur cette base que sont ensuite négociés les contrats individuels.
Ce système permet là encore d'éviter l'indigestion de talents dans une seule et même équipe, ayant les moyens de concentrer toutes les richesses. L'influence du salary cap varie cependant d'un sport à l'autre. Si ce système touche le plus souvent les rookies (débutant) en NBA, il n'a pas la même influence en NFL.
Le plafonnement de la masse salariale globale des joueurs de la Ligue est pourtant une spécificité qui n'existe pas en hockey ni en base-ball. Que voulez-vous ? Chacun sa recette.