Sport et politique : un curieux mélange

Publié le par Remy Jhorne

De nos jours, le sport est le moyen de toucher un grand nombre de gens de toutes races et de toutes classes. Mais la question que l'on me pose aujourd'hui c'est quel est le lien entre le sport et la politique.

 

Au commencement il y a eu Marathon. Les histoires sont troubles : Grecs, Perses, Spartiates ? On ne peut rien affirmer sinon qu'un soldat aurait couru plus de 40 km pour délivrer un message à son état-major. Et il donna son nom à une discipline. Je ne peux m'empêcher de penser que ça lui fait une belle jambe.

Au Moyen-Age, les seigneurs organisaient des tournois où chacun était représenté par un chevalier. On peut donc clairement affirmer que la reprise de talent sportif par les politiques ne date pas d'hier.

 

Mais si nous nous concentrons sur le passé plus ou moins récent, le premier héros politique du sport est Jesse Owens. Son talent lui permettra de remporter 4 médailles d'or et de montrer à Hitler qu'aucun de ses ariens ne lui était supérieur. Déjà un beau pied de nez. Premiers Jeux filmés par la réalisatrice allemande Leni Riffiensthal, qui hormis une appartenance politique plus qu'ambiguë, posera les bases du sport télévisé. 
 

Dès 1948 commence le boycott politique. Le Japon, l'Allemagne et l'URSS ne participeront pas à ces Jeux.

 

1956 : boycott de certains pays à cause de l'invasion de la Hongrie par l'URSS (Espagne, Pays-Bas, Suisse) et d'autres pour des problèmes autour du Canal de Suez.

Puis avec un bond dans le temps nous voilà à Mexico en 1968. Sous fond d'émeutes raciales aux Etats-Unis et de menaces de boycott dû a la participation de l'Afrique du Sud, Tommie Smith et son compatriote John Carlos, respectivement premier et deuxième du 200m, levèrent leur point ganté durant la remise des médailles en signe de protestation contre la ségrégation raciale encore existante aux USA à cette époque. Pour ce geste, Smith sera banni à vie des JO. Mais c'est la première rencontre marquante entre le sport et la politique. Ne passons pas non plus sous silence le massacre d'étudiants, qui sera bien vite éclipsé par le sport.


Dans un registre bien plus dramatique on ne peut pas passer sous silence les tristes Jeux de Munich en 1972. Un commando palestinien prit en otage des membres de la délégation israélienne, demandant la libération de prisonniers palestiniens. Ils éxecutèrent très rapidement  deux otages. Plus tard dans la soirée, à l'aéroport où les terroristes devaient s'envoler, la police allemande lancera un assaut qui se finira dans le sang. Les Jeux continueront malgré tout.

En 1978, la Coupe du monde de football, qui se déroule en Argentine, est alors dirigé par les militaires. La légende veut que l'on torturait des civils sous les stades pour couvrir leurs cris.

Pour être un peu plus léger, en 1980, bon nombre de pays occidentaux boycotteront les jeux de Moscou. Un athlète polonais, Władysław Kozakiewicz,  allégrement sifflé par le stade durant toute la compétition, gagnera la médaille d'or. Il adressera un bras d'honneur à la foule. Une manière de protester contre le bloc soviétique.

1984 : inversement des rôles par rapport à 80. L'est boycotte l'ouest.

Mais pour moi, un des évènements qui m'a le plus marqué dans la relation entre sport et politique c'est la Coupe du monde de rugby en Afrique du sud en 1995. Un rêve cousu de fils blanc ou une équipe Sud-Africaine plus que moyenne deviendra championne du monde à la faveur d'un arbitrage maison. Mais le but n'était-il pas de voir Nelson Mandela et Francois Pienaar lever ensemble cette coupe et donner un nouveau départ a ce pays qui a tant souffert de l'apartheid ?

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Publié dans Les consultants

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