Les salaires ne couleront plus à flot en Premiership
La perfide Albion est partie pour cuver. Conjoncture économique oblige, c'est l'heure de réduire sa consommation pour la Guiness Premiership.
La 1ere division de rugby anglaise (http://www.guinnesspremiership.com/84_10883.php) ne commandera pas une tournée générale pour ses 12 clubs. Le temps est plutôt à la modération. Les Sale Sharks et autres Harlequins pourraient dans un futur proche réduire le plafond maximal du salaire de leurs
joueurs. Le club est désormais une entreprise qu'il faut faire tourner.
L'information, révelée par l'AFP fin décembre, indique que le salary cap serait réduit. Et ce, aux dire de Marc McCaffrety, directeur général de la Premiership. Le plafond n'aurait plus le même goût et diminuerait à 3,5 millions de £ pour la saison 2009-2010 contre 4 millions de £ cette saison.
La situation n'est guère reluisante pour Bristol, un club historique outre-manche, qui compterait une perte annuelle d'1 million de £. Pour vous rafraîchir la mémoire, les Shoguns furent sauvés grâce à de généreux donateurs. Mais gare à la gueule de bois. Dès lors les anglais s'inquiètent pour leur compétitivité, notamment face aux français, capables de faire signer un Dan Carter à Perpignan aux 100 000 € mensuels.
Ravitaillement pour le moins bienvenu, la saison 2010-2011 verra un pactole de 60 millions d'€ de droits TV sur lesquels pourront compter les clubs anglais. Un grand pichet me direz-vous.
Les anglais ne seront pourtant pas les seuls consommateurs de ce système de salary cap dans le rugby. La Ligue Nationale de Rugby s'est renseignée sur les bienfaits du procédé.