La Roma ne fait plus n'importe quoi
En me balladant il y a quelques mois de cela dans les rues de Rome, je me suis vite dit que l'AS Roma était de loin le club le plus populaire de la capitale Italienne. Les soutiens s'affichent sur tous les supports possibles et inimaginables. Vient surtout à l'esprit que toute cette belle frénésie aurait pu disparaître à cause d'une gestion pour le moins délicate il y a quelques années. La Roma a failli y rester.
Mais malgré ses problèmes financiers, les romains continuent de briller, même si cette année, l'actuelle 8e place en Série A s'avère décevante. La magie de la ville éternelle sans doute. Toujours plus haut, toujours plus fort... Toujours est-il que le club de la Lupa a longtemps été confronté à des problèmes d'argent. Déficit, endettement, restrictions, repreneurs : tels furent les maîtres-mots à la Roma... qui s'en sortira.
En 2003, les pensionnaires du Stade Olympique affichaient 224 M€ de dettes à tel point que fut décidé un salary cap interne pour limiter les dégâts. Au début de l'année 2004, les joueurs romains avaient même connus des gros problèmes dans le versement de leurs salaires. Mais ils ne furent pas les seuls. L'autre club de Rome, la Lazio, et le Milan AC connaissait en parallèle des résultats budgétaires négatifs (supérieurs à celui de la Roma). Ces exemples s'inscrivent à l'époque dans un contexte où la Série A était en proie à un abyssal déficit global.
Mais vous ne verrez pas de folie chez les Giallorossi en matière de transfert lors de ce mercato d'hiver 2009 aussi pauvre qu'inintéressant. Le club de la capitale italienne a mis des années à assainir ses comptes. Et ce n'est pas fini. Avec la crise économique, les mesures financières, notamment en matière de transferts, sont drastiques. Ce n'est donc pas une équipe forte de 5 nouveaux joueurs qui se rendra à Naples dimanche 25 janvier. On mise dès lors sur la continuité. Rossella Sensi, le propriétaire du club, est cependant vigileant devant la crise qui frappe l'industrie du sport, dépendante de généreux sponsors, influents sur le marché financier.
Mais la Roma s'en sortira. Elle peut pour cela compter sur son rassurant bassin économique local qui sera toujours là pour rattraper un faux pas.