Basket : la crise au rebond

Publié le par JJN

Basket

L'hiver est rude pour le basket même si ce sport se joue en salle. Il y a eu l'épisode du CSKA Moscou. Le vrai / faux forfait de son équipe féminine la veille d'un match d'Euroligue avait defrayé la chronique. Déclaré en faillite pour cause de charges financières trop lourdes, retrait du sponsor Volgaburmash (consortium de forage minier et pétrolier) puis sauvé par de nouveaux investisseurs, le CSKA démontre les difficultés dont pâti tout le sport Russe. Les clubs de basket de leur championnat, la Superleague, ne pourraient pas terminer l'édition 2008/2009. Kazan, CSKA Moscou, Spartak Saint Petersbourg, Lokomotiv Rostov, Spartak Vladivostok ? Faites vos jeux... Les dollars du pétrole y sont pour quelque chose. Les budgets sont faussés car multipliés par 10. La crise est là et les sponsors du basket russe se retirent soudainement.

Ces exemples démontrent que le basket de l'est est dépendant de ses riches sponsors. La danseuse du président en quelque sorte. Or les partenaires ne peuvent plus se permettre de dépenser cher pour se payer le basket. Les clubs possèdent peu de ressources. Sont-ils solvables ? On s'aperçoit du contraire. Les prix des billets sont plus faibles qu'en Europe, les affluences moindres. La seule ressource provient des mécènes. Les budgets sont dès lors déséquilibrés. Tout le modèle est à ré-inventer. En attendant, c'est la crise qui est au rebond.

Le basket russe est en difficulté mais il n'est pas le seul. La grande NBA, célébrissime ligue de basket-ball nord-américaine ne fait pas la fière. Derrière les paillettes, la réalité. Les clubs dont les sponsors sont des banques, des assurances ou du secteur automobile commencent à faire leurs comptes. Des projets sont suspendus. Il y a eu des licenciements au sein de la NBA. 10% des effectifs ne sont plus. Soit 80 emplois. La raison ? Toujours la même. Seuls les salaires des joueurs se maintiennent au top. Le mois de février est pourtant annoncé avec son lot de rebondissements. Déjà et ce n'est pas une surprise, le Heat de Miami (Floride) voit son affluence fondre comme neige au soleil. Les Kings de Sacramento enregistrent le même problème. L'explication ? L'Etat de Californie est le plus touché par la crise, notamment immobilière.

Plus proche de chez nous, la France a renoncé il y a moins de 2 mois à présenter sa candidature à l'organisation du championnat du monde 2014. La FFBB avait misé sur un budget de 33 millions d'€. Trop coûteux. Triste constat également pour la France mais la crise s'est invitée dans la raquette.

Publicité

Publié dans Marketing

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article