L'an neuf du hand
Lorsque l'on a eu Daniel Costantini comme parrain lors de sa dernière année d'étude, il serait déplacé de ne pas parler de handball. Surtout lorsque le personnage est aussi généreux que les Experts qui disputent les championnats du monde en Croatie après leurs 2 premières victoires et avant le match de ce soir contre l'Australie.
Ce n'est pas l'année ou jamais. Laissons du temps au hand de se construire sur ses succès. Champions Olympiques en titre, les handballeurs viennent d'entamer avec apétit l'année 2009 en s'imposant lors du Tournoi de Bercy face à la Russie. Une prestation des plus encourageante qui confirme leur véritable cote auprès du public français.
En s'invitant à la table des meilleurs mondiaux, les partenaires de Nikola Karabatic (véritable produit d'appel pour le hand) vont encore jouer gros en Croatie. Les hommes de Claude Onesta portent l'avenir de la discipline sur leurs épaules. Car le festin n'est pas loin. Après les titres de 1995 et 2001 et depuis le titre Olympique, les retombées sont visibles. Lors de la finale du Tournoi de Paris Ile-de-France, Bercy était plein. Les champions Olympiques attirent du monde. Un certain engouement s'est crée. Malheureusement pour le hand, c'est en gagnant le plus souvent qu'il deviendra séduisant.
Si son équipe de France masculine est conquérante, si ces licenciés croissent d'année en année, les sponsors sont moins nombreux qu'ils devraient l'être pour une équipe championne olympique et moins gourmands pour sponsoriser du hand plutôt que du football. L'équipe de France dénombre toujours ses 6 partenaires officiels dont ses 2 "habilleurs" que sont Caroll et Shilton.
De leur côté, la Ligue (LNH, http://www.lnh.fr/) et la Fédération (FFHB, www.ff-handball.org) se rapprochent dans le but de capitaliser sur tous ces succès. Si côté sponsors, rien n'a pourtant encore bougé, le hand parie sur ses valeurs pour attirer les investisseurs. Solidarité et simplicité sont même les maîtres mots d'une recette gagnante. La prochaine année s'annonce difficile au vu de la conjoncture économique actuelle. Le cocktail dès lors ? Aiguiser les apétits, attirer les gourmets en manque de victoire pour faire fructifier le titre Olympique. Déjà évoqué sur ce blog, la délocalisation de la finale de Coupe de la Ligue à Miami est entre autres une opération destinée à faire bouger les choses : http://marketingsport.over-blog.fr/article-24472119.html
Le hand se heurte pourtant à un problème de médiatisation par rapport à ce qu'il mériterait. Le match d'ouverture des bleus n'a pas été retransmis sur une chaîne hertzienne. Un problème pour communiquer. Il faut la plupart du temps attendre les demis ou la finale, voire la 2e mi-temps de la finale pour assister à un match de hand en direct. A ce prix là, c'est à déguster. De quoi rester sur sa faim.