La Ligue 1, ça va bien !
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Ligue 1
Bilan -> Le championnat de France de football (Ligue 1) est souvent décrié. Et pourtant...
Le dernier match du championnat 2008 fut pour le moins surprenant. Le remuant Monaco-Bordeaux (3-4) gratifia les téléspectateurs (car à Monaco les spectateurs...) d'un spectacle renversant. Mais ce n'est pas sur ce terrain que nous nous aventurerons au fil de ces lignes consacrées à notre cher championnat de Ligue 1. Souvent décrié, souvent raillé, il n'en est pas moins toujours équilibré. Et à l'heure du bilan quelle crédibilité !
Si sur le plan sportif, la France souffre la comparaison avec ses homologues européens, force est de constater que côté finances, le foot français est toujours sur pied. Sans sourciller. Là où le foot anglais voit ses clubs couler, la L1 suit son chemin, sans l'air de rien.
Certes, l'action de l'Olympique Lyonnais, OL Groupe, a perdu en bourse la moitié de sa valeur en une année, certes le FC Grenoble, actuel 11e de L1, est menacé car géré par un actionnaire japonais (Index Holdings, http://www.index-hd.com/english/index.html) mais aucun club n'est à deux doigts d'être guillotiné comme c'est le cas avec le championnat belge.
Le rapport d'Eric Besson sur la compétitivité du football français l'avait souligné : on dénombre 268 millions d'€ de recettes sponsoring pour la L1 (produits dérivés et billeterie réunis). Un chiffre faible qu'il est nécessaire d'appuyer avec les 565 millions d'€ des droits télévisés (supérieurs aux championnats allemands et espagnols, excusez du peu) faisant office de moelleux matelas en ces temps incertains.
L'Olympique Lyonnais, en tête du championnat comme depuis de nombreuses années déjà, illustre à merveille la situation des clubs professionnels français. Il tire son chiffre d'affaire par diverses types de revenus audiovisuels (43%), transferts de joueurs (23,1%), la billeterie (12,7%), le partenariat et la publicité sont évalués à 8,1%. Le reste, notamment la vente de produits dérivés, voyages ou autres événements représente 12,8% (source : boursorama) pour un résultat de + 20,1 millions d'euros net en 2008 pour OL Groupe (source : rapport annuel de la DNCG).
Récemment, le quotidien L'Equipe rendait public les résultats du rapport annuel de la Direction Nationale de Contrôle et de gestion (DNCG). Ce dernier révèle que les 20 clubs de L1 ont dégagé au 30 juin 2008, un résultat net excédentaire de 25 millions d'€.
Un exemple qui prouve une fois de plus que la L1 n'est pas un championnat endetté. En effet, le championnat Hexagonal dégage pratiquement 2,5 fois moins de bénéfices que le championnat anglais de Premier League. Le vrai courage n'est-il pas la prudence ? Toujours est-il que la L1 peut donc continuer à jouer. Sans arrière pensées.