Jeu vidéo : un écran publicitaire intéressant
L'industrie du jeu vidéo dépasserait bientôt l'industrie du livre ! Une idée pour les sponsors désireux de moins investir dans le sport "réel" mais d'apparaître quand même dans des jeux vidéos de plus en plus réalistes.
Si il y a bien une valeur sûre par les temps qui courrent c'est bien le jeu vidéo. Un ballon sort en touche sur votre petit (ou grand) écran et là apparaissent une flopée de panneaux de sponsors bien réels. Bienvenue dans la publicité in game. Les jeux de foot que sont PES et Fifa sont de véritables mines d'or pour des entreprises souhaitant se positionner sur le créneau sportif à moindre coût. L'écran publicitaire du jeu vidéo est bien moins cher qu'une minute de pub à la télé ou un parrainage sportif.
Les jeux sont de plus en plus "réels" grâce aux licences officielles acquises par les éditeurs de jeux, comme Konami récemment pour son célèbre PES. Sans parler des prouesses technologiques. Un gage de réalisme pour les amateurs de foot qui s'empressent de prendre la manette de jeu pour en découdre avec les "vrais" joueurs virtuels. Un véritable atout. De cette manière, le jeu vidéo de sport ne s'en trouve pas dénaturé. Quoi de plus naturel que des sponsors entourant une pelouse de football, un stade de rugby voire une piste d'athlé ou longeant un circuit ? C'est la force du jeu vidéo de sport : plus il se rapproche de la réalité, plus il risque de séduire le joueur.
L'avantage, c'est que l'expérience virtuelle a une durée de vie d'un an, c'est-à-dire toute la durée de la saison sans risque qu'untel fasse faillite ou qu'un autre perde en bourse. Il est donc très probable qu'explose les demandes de partenariats dans les prochains mois sur des jeux vidéos. Ce procédé permet d'aller à la rencontre d'un public de passionnés. De plus, l'impact est beaucoup plus fort et moins tributaire des résultats sportif d'un club que l'on sponsoriserait. Le sponsor est juste tributaire du nombre de fois où le joueur va prendre sa manette et être exposé à la panneautique mise en place tout autour du stade dans les jeux.
Gros avantage, le joueur passe quelque 10 heures par semaine devant sa console (moyenne calculée auprès d'amis plus ou moins accros du jeu vidéo). Il y a ainsi de fortes chances que le taux de mémorisation soit beaucoup plus élevé que devant une vraie rencontre sportive.
L'échange gagnant-gagnant est très perceptible. Au sponsor la visibilité (exclusivité ou non), au jeu le financement assuré.
Le procédé peut se révéler ingénieux. Le jeu vidéo est devenu ces dernières années un vrai média, véritable vecteur de communication. De cette manière il est possible de toucher les amateurs de sports mais pas que. Ceux des jeux vidéos sont logiquement concernés. Une idée qui fait son chemin à l'heure où le sponsoring sportif apparaît en net recul dans plusieurs pays européen.
Seul bémol ? Que le transfert opéré soit un tel succès qu'au final on trouve beaucoup plus de sponsors dans le virtuel que dans le réel. A ce moment là, les jeux y perdraient de leur réalisme.